Portrait : Weedon Scott

Association Puppy Play France
Portrait : Weedon Scott

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Weedon tu es un Handler peux-tu stp nous parler du Puppy-Play ?

Je n’ai pas véritablement de souvenir précis de ma découverte du puppy play. En fait j’ai l’impression que cette envie, que mon côté Handler, a toujours été en moi. Comme le fait d’être gay c’est quelque chose que je n’ai pas choisi, qu’il a fallu que je comprenne et surtout que j’accepte. Une fois cette étape franchie, sur le tard à plus de 40 ans, je me suis mis en quête de partenaires de jeu. J’étais un peu maladroit au début, et mes premières expériences n’ont pas été très concluantes. Et puis au bout de quelques mois j’ai été contacté par un jeune homme qui était à la recherche d’une toute première expérience dans le domaine. Nous avons discuté, nous avons vu que nous avions la même vision des choses, et donc nous nous sommes rencontrés. Cette séance a été une révélation pour nous deux, et le début d’une très belle histoire Handler/puppy qui a duré plus d’un an. Ce puppy en devenir, que rapidement je baptisais Looky, n’était autre que le futur Matt, Mr Puppy France 2017. C’est avec lui qu’a véritablement débuté ma vie de Handler.Le puppy-play, c’est pour moi un jeu de rôle entre un Maître et son chien. En tant que Handler, mon rôle c’est de créer l’environnement nécessaire pour les jeux et l’épanouissement des Puppies, de faire en sorte qu’ils oublient leurs soucis et leurs inhibitions le temps de la séance. Bien sûr je dois agir comme un Maître (jouer avec eux, essayer de les faire obéir, les punir si besoin), mais je dois surtout les amener à lâcher prise, à ne plus se poser de question et à simplement s’amuser en suivant uniquement leur instinct (canin). Le puppy-play tel que je le pratique n’a pas de dimension sexuelle, même si il arrive très régulièrement que mes puppys soient entièrement nus. Le but pour eux est de devenir le chien de la maison et donc, dans la logique des choses, on n’a pas de rapport sexuel avec son chien. Si je pratique des jeux sexuels avec mes puppies (ce n’est pas systématique, tout dépend des envies de chacun), c’est en dehors de tout contexte puppy ; autrement dit à ce moment-là ils ne sont plus puppies mais soumis. Il y a toujours une frontière entre les séances de puppy-play, sans sexe, et les séances BDSM. Bon, cette frontière n’est pas entièrement hermétique (le soumis peut conserver son masque de chien et il m’est arrivé de jouer un peu des cordes durant du puppy-play), mais globalement je sépare bien les deux types de jeu.

Un des avantages du puppy-play pour les jeunes débutants c’est qu’on peut le pratiquer sans aucun investissement de départ. Par exemple, la nudité étant pour moi la tenue la plus naturelle pour un puppy (car, toujours dans cette même logique d’animalisation, un chien ne porte pas de vêtements) aucune tenue onéreuse n’est nécessaire. J’impose d’ailleurs toujours cette nudité pour une première séance car je trouve qu’en privant ainsi le puppy de tout ce qui peut lui rappeler son coté humain ça l’aide à se rapprocher de l’état d’esprit animal que j’attends de lui. En clair, tout comme un jeune chiot vient au monde nu, un débutant peut venir au puppy-play sans rien. Par la suite, en cas de dressage suivi, un puppy qui m’aura montré qu’il sait bien lâcher prise pourra porter la tenue dans laquelle il se sent le plus à l’aise et s’équiper petit à petit pour créer son personnage. Cependant je ne suis pas fan des tenues full latex par exemple. Certes ça peut être très esthétique, mais le puppy play est une activité très tactile, on flatte beaucoup son puppy par des caresses, et donc rien ne vaut le contact direct avec la peau. Le seul accessoire que j’estime indispensable pour débuter le puppy play, ce sont les genouillères, sans elles le puppy ne courra pas plus de 5 minutes avant d’avoir les genoux en sang. Les mitaines ou les moufles sont utiles, d‘une part pour protéger les mains et d’autre part pour en interdire l’usage (bien tentant d’attraper sa nourriture à la main dans la gamelle quand le Maître ne regarde pas). La dogtail, en plug ou en harnais, est un accessoire ludique mais facultatif. Le masque, s’il apparaît comme l’accessoire le plus emblématique, a cependant un rôle paradoxal. D’un côté il peut aider grandement à entrer dans la peau du chien, à se lâcher grâce à l’anonymat qu’il confère, mais d’un autre coté il limite les comportements naturels: difficile de ramener son joujou ou sa baballe, impossible de boire ou de manger dans sa gamelle. Du coup, selon la façon dont se comporte le puppy et selon la phase de jeu dans laquelle on se trouve, je lui met ou lui retire le masque. Enfin, dernier élément très important durant mes séances : le collier. C’est la pose et le retrait de ce collier qui marque le début et la fin du jeu.

J’ai du mal à considérer le puppy play comme un fétichisme à part entière, encore que quelque part ce soit le fétichisme de tous les objets relatifs à la vie d’un chien. Ça reste avant tout pour moi un jeu et surtout un formidable moyen de détente. Quand je joue avec mes puppys, quand je les caresse, quand je prends soin d’eux, j’oublie tous mes soucis car seul leur bien être compte. Un regard implorant me fait fondre, une léchouille de leur part et je ne réponds plus de rien. Bref, il ne faut pas chercher plus loin que ça : le puppy-play, c’est juste du bonheur.

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